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Partitions sous Linux

Linux a besoin d’au moins deux partitions: la racine et le swap. On a tout avantage à en adopter trois (ordre à respecter):

  • la racine qui contient l’ensemble de l’arborescence Linux sauf le /home. Selon la taille du disque, attribuer jusqu’à une vingtaine de Go,
  • le /home pour les données personnelles (documents et réglages), taille maximum disponible,
  • le Swap, espace réservé à la mémoire virtuelle. Prendre une à deux fois la mémoire RAM installée, maximum 2 Go.

Principe

Un disque ne peut avoir plus de 4 partitions “primaires”. Pour augmenter le nombre de partitions, on introduit (au-delà de 3 partitions primaires) une partition “étendue” qui contiendra les partitions suivantes, dites “logiques”.

Editeur de partitions Gparted

Le LiveCD d’Ubuntu comprend GParted (Gnome Partition Editor, appelé maintenant Editeur de partition) qui est un outil de partition complet. C’est un utilitaire universel capable de toutes les fonctions sur la plupart des systèmes de fichiers existants (voir lien suivant).

  • Pour utiliser GParted sur un ordinateur Windows, insérer un LiveCD Ubuntu et redémarrer sur le CD-ROM. Choisir au démarrage la langue française (touche F2) puis après démarrage Ubuntu, aller dans le menu en haut à gauche, cliquer Système/Administration/Editeur de partition.
  • Sur une machine démarrée en Ubuntu, installer Gparted (qui est dans le LiveCD, mais qui ne l’est pas dans l’installation standard d’Ubuntu).

On voit sur la copie d’écran suivante le disque avec les noms des partitions donnés par Ubuntu (version ancienne):

  • hda pour le 1° disque, hdb pour le 2°, en général le CD-ROM est hdc… (choix par la fenêtre en haut à droite)
  • hda1 pour la 1° partition du 1° disque dur, hda2 pour la 2°, etc…
Sur les nouveaux PC équipés de disques SATA (successeurs des disques IDE), les partitions s’appellent sda1, sda2… Cette appelation des disques internes en sda, sda1… est maintenant généralisée à tous les disques (IDE, SATA ou SCSI) depuis Ubuntu 8.04.

Sur certains portables, on rencontrait déjà auparavant le disque en sdc et les partitions en sdc1, sdc2…

Généralement, tous les périphériques USB étaient appelés sda, sdb ou sdc selon qu’il y avait ou non un disque SATA sur le PC et selon la prise USB utilisée. On les trouve maintenant en sde, sdf…

La partition SWAP est une mémoire virtuelle spécifique Linux. La racine des fichiers Linux est symbolisée par le slash /.

On voit sur le 1° disque hda les partitions suivantes avec leur point de montage Linux:

  • hda1 qui apparaît en /dev/hda1, format NTFS, montage en /media/hda1, c’est la partition de boot de XP,
  • hda2 en /dev/hda2 est une partition étendue qui comprend les suivantes,
  • hda5 en /dev/hda5, format Ext3, point de montage / (racine du Linux),
  • hda6 en /dev/hda6, format Linux-Swap,
  • hda7 en /dev/hda7, format Ext3, point de montage /home (équivalent Linux du Documents and Settings en Windows).

Nota: On aurait pu simplifier et ne pas introduire de partition “étendue” (c’est même le choix recommandé. Le premier écran est issu d’une partition crée par PartitionMagic sous Windows), on aurait eu alors:

  • hda1, format NTFS, inchangé
  • hda2, format Linux-Swap pour le Swap
  • hda3, format Ext3 pour la racine-système /
  • hda4, format Ext3 pour les données /home

Vue des partitions du disque hda (Ubuntu 7.10) sans partition étendue (hda1 à hda4)

Vue des partitions du disque sda (Ubuntu 8.04) avec partition étendue sda2 (qui comprend lui-même sda3, sda4 et sda5). Quand on lance Gparted à partir d’Ubuntu installé, on voit les points de montage.

On voit sur le 2° disque hdb (Ubuntu 7.10) les partitions :

  • hdb1 en /dev/hdb1, format NTFS, montage en /media/hdb1,
  • hdb2, partition étendue comprenant :
  • hdb5 en /dev/hdb5, format Fat32, montage en /media/hdb5
NB Pour intervenir avec GParted sur une partition, il faut au préalable “démonter” la partition. Aucune opération n’est pas possible sur une partition active. C’est pourquoi, on utilise GParted à partir d’un LiveCD.
Format NTFS Pour dispôser du format NTFS dans Gparted, il faut rajouter le paquet ntfsprogs en cliquant ici apt://ntfsprogs.

cfdisk

cfisk est un utilitaire qui permet de créer ou modifier des partitions. Son interface, proche de celui de fdisk en MS-DOS, un peu pauvre le dessert. Nombreux sont ceux qui lui préfèrent Gparted.

On accède aux fonctions en se déplaçant avec les flèches G/D.

Gestionnaire de disque

Installation

Disk-manager ne fait pas partie des paquets officiels Ubuntu, mais il est très commode.

Installation jusqu'à Ubuntu 8.10

Pour l’installer, installer au préalable apt://dmsetup, puis cliquer sur le lien http://flomertens.free.fr/disk-manager/download.html et choisir le fichier pour Feisty (8.04) ou Intrepid (si disponible pour 8.10). Enfin, installer disk-manager en se plaçant dans le dossier où a été effectué le téléchargement:

sudo dpkg -i disk-manager_1.0.1-1_all.deb

On y accède ensuite par Système/Administration/Gestionnaire de disque.

Installation pour Ubuntu 9.04 et suivants

  • Disk-manager n’étant pas incorporé dans les dépôts Intrepid Jaunty, il faut modifier temporairement le fichier /etc/apt/sources.list pour y ajouter la ligne du dépôt Universe d’Intrepid Ibex ou modifier Administration/Source de mises à jour/Logiciels tierce partie pour y ajouter:
deb http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu/ intrepid universe
  • Installer également apt://python2.5.
  • Mettre ensuite à jour les sources et installer le paquet par
sudo apt-get update && sudo apt-get install disk-manager
  • Supprimer ensuite la ligne ajoutée dans /etc/apt/sources.list.

Utilisation

Disk-manager est un outil avec une interface graphique simple qui permet de configurer les préférences des partitions:

  • détection automatique de nouvelles partitions (par exemple, lorsque l’on branche un disque dur externe ou une clé USB) dès le démarrage de l’ordinateur ;
  • gestion complète des partitions (depuis le choix du point de montage jusqu’aux options de montage) ;
  • enregistrement des modifications des informations de montage des partitions dans le fichier de configuration /etc/fstab;
  • activation ou désactivation de l’écriture dans les partitions NTFS.

Modification partitions

Quand on supprime une partition (pour donner de la place à une partition contigue), ne pas oublier que les numéros des partitions vont changer en conséquence. Heureusement, l’utilisation des UUIDs dans le fichier /etc/fstab élimine une partie des erreurs, mais bien vérifier les points de montage s’ils sont exprimés en /media/sdxy.

Si une ligne du fstab, le système se met en panne au démarrage.

Pour se faciliter le travail, utiliser Disk-Manager qui mettra à jour les UUIDs des partitions.

Attention

Si la partition-racine a été redimensionnée à gauche , l’UUID a changé, il faut alors modifier le Grub (/boot/grub/menu.lst).

Le plus simple est de rester en LiveCD et de réinstaller le Grub:

sudo grub
grub> find /grub/stage1
grub> root (hdx,y)
grub> setup (hdx)
grub> quit

PySDM

PySDM est un gestionnaire graphique de périphériques de stockage (storage device manager). Cet outil permet de gérer les divers points de montage des périphériques statiques et dynamiques, ainsi que les options de montage de ces périphériques.

Lignes de commande

  • De nombreuses commandes permettent de voir les partitions sur un ordinateur, la plus simple est sfdisk -l qui donne les informations sur la géométrie des disques (têtes, secteurs, cylindres) et les partitions présentes.
sudo sfdisk -l

On voit ici les deux disques sda et sdb.

  • Si on a besoin de démonter la Swap pour modifier la partition correspondante, la commande est:
sudo swapoff /dev/sdan  # pour démonter et arrêter la swap en sdan

Droits sur les partitions

Si la partition est montée :

sudo chmod -R a+rw /media/sdxy/  # pour une partition sdxy

Cela donne les droit de lecture et d’écriture à tout le monde !

Voir http://coursinforev.ovh.org/dokuwiki/doku.php/utilisateurs_droits

Renommer une partition/un disque

Ext3, ext4

  • Au moment de créer une partition dans Gparted, utiliser la case Etiquette pour lui attribuer un nom.
  • Pour le faire par la suite avec une partition en service, installer le paquet apt://e2fsprogs, puis entrer ensuite la commande:
sudo e2label /dev/sdb1 NouveauNom  #  16 caractères au maximum autorisés pour le label

Redémarrer le système pour un disque interne ou débrancher/rebrancher le périphérique pour un disque externe pour constater les effets.

NTFS

Installer d’abord le paquet apt://xfsprogs. Ensuite, entrer dans un terminal la commande:

sudo umount /dev/sdb1
sudo xfs_admin -L Baptême_Partition /dev/sdb1  # exemple ici avec la partition sdb1

Le label Baptême_Partition doit comporter 12 caractères au maximum. Redémarrer le système ou démonter/remonter le périphérique.

Nota Le changement de nom peut aussi être réalisé très facilement par Disk-Manager qui fera également le changement de point de montage.

Partitions NTFS

Pour utiliser une partition avec le système de fichiers NTFS et y accéder en lecture et écriture, il faut:

  • vérifier l’installation du pilote ntfs-3g, installé de base depuis Ubuntu 7.10.
  • ajouter/modifier une instruction à la fin du fichier /etc/fstab, sous la forme suivante:
# Partition Windows - NTFS
UUID=<identifiant_partition>  point_de_montage  ntfs-3g rw,user,auto,gid=100,uid=1000,nls=utf8,umask=002  0  0

Recommandations pour les installations initiales Ubuntu

  • En résumé, pour modifier une partition NTFS, on préférera, par facilité, par habitude et peut-être aussi par sécurité, utiliser un outil Windows, surtout si on en dispose (Voir chapitre spécifique Partitions Windows). Sinon, défragmenter impérativement le disque sous Windows et passer en Linux pour utiliser GParted, réduire une partition Windows et faire de la place à Ubuntu.
  • De toute façon, pour tout ce qui concerne les partitions Linux, utiliser les outils Linux GParted.
  • Avant une installation Ubuntu, on peut préparer le terrain et créer ses partitions Linux dans l’espace libre du disque dur avec GParted du LiveCD:
    • la partition-racine /
    • la partition pour les données /home
    • le swap.

C’est lors de l’installation que l’on attribuera ensuite ces partitions à leurs fonctions respectives. Mais si on ne l’a pas fait, on pourra toujours le faire dans la séquence d’installation avec un interface moins parlant.

Nota Sur Ubuntu, hors cas du LiveCD, il faut installer le paquet ntfsporogs pour formater une partition en NTFS.

Conseil. On consultera toujours avec intérêt la page http://doc.ubuntu-fr.org/installation/repartitionnner.

Installation nouveau disque dur

  • Débrancher l’ordinateur, l’ouvrir,
  • Mettre en place le dique dur,
  • Brancher un cordon d’alimentation,
  • Brancher le câble SATA ou la nappe IDE,
  • Refermer l’ordinateur et redémarrer,
  • Lancer Gparted,
  • Créer les partitions,
  • Pour ajouter les nouvelles partitions dans /etc/fstab, faire au plus simple en utilisant Disk-Manager

Cas du déplacement du /home

  • Pour déplacer le /home existant dans une des nouvelles partitions, démarrer en LiveCD,
  • Créer des points de montage pour la racine, pour le /home actuel et pour le futur /home
sudo mkdir /media/sdxi  # montage de la /
sudo mkdir /media/sdxj  # montage de l'ancien /home
sudo mkdir /media/sdyk  # montage du futur /home
  • Monter les partitions racine, ancien /home et futur /home
sudo mount /dev/sdxi /media/sdxi
sudo mount /dev/sdxj /media/sdxj
sudo mount /dev/sdyk /media/sdyk
  • Copier l’ancien /home dans le futur
sudo cp -a /media/sdxj/. /media/sdyk
  • Editer le fstab enregistré dans /etc de la racine)
gksu gedit /media/sdxi/etc/fstab
  • Changer le point de montage de l’ancien /home en /media/old_home et celui du nouveau en /home
  • Redémarrer en normal
  • Observer et vérifier le bon fonctionnement avant d’effacer l’ancienne partiton /home.

Suppression d'une partition

Pour supprimer une partition et éviter les ennuis au redémarrage, procéder comme suit:

  • démarrer en LiveCD,
  • ouvrir Gparted et supprimer la partition,
  • monter la racine,
  • se chrooter sur la partition montée
  • corriger le fichier /etc/fstab. Il est recommandé d’utiliser Disk-Manager (voir http://coursinforev.ovh.org/dokuwiki/doku.php/partitions_linux?s=disk manager#installation_pour_ubuntu_9.04_et_suivants) qui le mettra directement à jour,
  • corriger le Grub
    • à la main le fichier /boot/grub/menu.lst pour le grub-legacy (l’ancien grub). Attention, les UUIDs peuvent avoir changé,
    • par la méthode de récupération du MBR (sudo grub, etc…).
Attention: Le procédé ne marche pas avec un Grub2 (sauf connaissance plus approfondie), on se retrouve obligé de réinstaller Ubuntu 9.10. Pour éviter cela, deux solutions:

- repasser d’abord en grub-legacy avant de commencer le processus et au plus tard avant de passer à la partie concernée par le Grub,

- installer au préalable GAG qui assure alors la gestion du Grub.

Sauvegarde MBR

  • Sauvegarder la table de partitions dans un fichier:
sudo dd if=/dev/hda of=mbr.bin bs=512 count=1

(Après, on peut aussi sauvegarder le fichier mbr.bin sur clé USB ou sur un autre ordinateur). Ne pas oublier pas de refaire une sauvegarde de la table de partition si on repartitionne le disque dur!

  • Restaurer la table de partitions: sudo dd if=mbr.bin of=/dev/hda

Attention à bien utiliser hda et non hda1 ( hda = le disque ; hda1 = la première partition du disque. La table de partition se trouve au tout début du disque, avant la première partition).

 
 
partitions_linux.txt · Dernière modification: 2009/11/24 09:44 par guy
 
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